L’horloge, Claire et notre voyage en train vers la mer – Belinda Bonazzi

Par le biais de SimplementPro, Belinda Bonazzi m’a invitée à découvrir l’univers qu’elle crée dans son roman « L’horloge, Claire et notre voyage en train vers la mer », publié aux Éditions Maïa. Le résumé m’intriguait, j’ai donc volontiers accepté l’invitation. Et j’ai été râvie !

Dès les premières pages, je me retrouve submergée dans l’univers magique de la narratrice. Elle traîne une lourd fardeau : la conviction qu’elle aurait pu prévenir l’accident mortel de son frère Bruno. L’horloge joue un rôle clé dans cette idée, un rôle prémonitoire à ses yeux. Un objet qui reviendra sous plusieurs formes la surprendre, l’inquiéter tout au long de l’aventure relatée dans le roman.

Entre ses rêves (éveillés) et son emploi dans un petit cinéma, l’héroïne tente de gérer tant bien que mal un océan d’émotions. Or, un personnage tout à fait inattendu surgit – Claire. C’est la rencontre de leurs deux destins qui sera à l’origine du voyage en train vers la mer… Je préfère ne pas trop vous dévoiler les éléments de la trame, cela pourrait gâcher votre lecture ;).

Les thèmes du livre (le deuil, les rencontres inattendues, les souvenirs et leur déformation, les convictions et accords personnels) constituent beaucoup moins son originalité que l’ambiance onirique appelée par l’auteure. Tout comme le personnage principal, le lecteur n’est pas toujours immédiatement conscient de passer d’un état de veille à un état de rêve, ce qui permet d’adhérer pleinement au ressenti du personnage principal. Je dirais que j’ai aimé ce roman comme j’ai adoré le film « Le fabuleux destin d’Amélie Poulain ». Arriver à plonger un lecteur ou une lectrice dans un tel univers en 160 pages seulement est à mes yeux un tour de force, que l’auteure a entièrement réussi.

Cette expérience littéraire est en outre doublée d’une expérience musicale. L’auteure puise dans ses connaissances très éclectiques de la musique pour dresser un tableau auditif. La combinaison des deux, lecture et musique, renforce la sensation d’immersion dans l’univers qu’elle crée.

Si vous avez l’âme sensible, si vous aimez les histoires où les frontières de la froide réalité sont rendues floues par un côté magique ou onirique, je n’ai qu’un conseil à vous donner : procurez-vous vite « L’horloge, Claire et notre voyage en train vers la mer » de Belinda Bonazzi, publié aux Éditions Maïa. Vous ne serez pas déçu.e.

Vous pourriez également aimer mes romans et nouvelles. Ils sont moins magiques, moins oniriques, mais recherchent également surtout cette ambiance dans laquelle le ou les personnages principaux se découvrent ou se redécouvrent.

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